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Après deux ans de travaux, les deux appareils entrent en service aujourd’hui. Gratuits et ouverts 24 heures sur 24, ils permettent d’atteindre le vieux village en moins de trois minutes.
Des années que les Contois en entendent parler. Cette fois, ça y est, les deux ascenseurs inclinés qui mettent le quartier de La Grave à moins de trois minutes du vieux village sont opérationnels. Inaugurés aujourd’hui à 15 h 30, ils seront ouverts au public dans la foulée. D’une capacité de huit personnes chacun, ils seront gratuits et accessibles 24 heures sur 24.
Objectif : éviter aux piétons de gravir les centaines de marches qui relient actuellement les deux parties du village. Et inciter les automobilistes à laisser leur véhicule à La Grave pour désengorger le centre ancien. Après une première idée en 2009, une demande de permis en février 2010 et un lancement des travaux début 2012, les ouvriers en étaient, ces derniers jours, aux ultimes vérifications. Le chantier à plus de deux millions d’euros s’achève.
64 mètres de dénivelé
Une réalisation complexe, qu’il a fallu fondre dans le paysage. « Nous pensions qu’un engin suffirait. Mais il a fallu respecter les remparts du village, la végétation. La réglementation nous interdisait également de faire tourner les rails. D’où l’obligation d’avoir deux ascenseurs, dans deux axes différents », précise le maire, Francis Tujague.
Désormais, il est donc possible de prendre une première nacelle place Ollivier, qui monte sur 35 mètres jusqu’au niveau de l’école maternelle. Puis, après quelques pas sous un petit auvent et un couloir aménagé, on récupère la deuxième, au niveau de la rue Saint-Roch, pour monter 75 mètres jusqu’à la place Clémenceau. Au total, 110 mètres de rails permettent de franchir 64 mètres de dénivelé.
Un projet original qui, à première vue, fait l’unanimité. Les habitants interrogés mettent en avant son utilité pour les personnes sans voiture, les familles et les déplacements quotidiens vers l’école. L’article indique aussi que d’autres communes, dont Biot et Touët-sur-Var, se sont intéressées au principe.
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