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La société niçoise de construction métallique F. Labbé a doublé son chiffre d’affaires en trois ans en fabriquant des « ascenseurs inclinés » pour les villas de rêve de la Côte d’Azur, des îles des Caraïbes et du Pacifique.
La fabrication de l’arc gigantesque de Venet, dressé dans les jardins Albert-Ier à Nice, c’est eux. Les violons métalliques d’Arman, c’est encore eux, tout comme la « Vénus » de Sosno, la pyramide de Caika, le squelette de la « Dissémination » multicolore de Farhi accrochée sur l’immeuble de l’Arénas, face à l’aéroport, et bien d’autres sculptures métalliques encore, à Nice, Paris, New York.
Les artistes imaginent, couchent leurs idées sur le papier, et la maison Labbé, installée à Nice Saint-Isidore, fabrique, réalise leurs rêves et fait naître de l’acier les œuvres des grands maîtres. En vingt ans, des dizaines de chefs-d’œuvre sont ainsi sorties des ateliers de F. Labbé.
Pour les villas inaccessibles
La belle époque des commandes de sculptures métalliques monumentales est alors décrite comme révolue à Nice. « Depuis vingt ans, on a toujours su se diversifier et, à côté des réalisations artistiques, on a travaillé dans le mobilier urbain, l’industrie et le bâtiment, les charpentes d’acier, la serrurerie et la ferronnerie d’art », explique Marie-Hélène Prieur, alors gérante de F. Labbé.
F. Labbé possède un savoir-faire dans la construction métallique qui lui permet d’aborder l’ingénierie et les automatismes appliqués aux structures métalliques mobiles à base d’acier et d’inox. La société niçoise débouche ainsi sur un marché en développement sur la Côte d’Azur et dans les résidences de luxe : les ascenseurs inclinés destinés aux domaines bâtis sur un relief escarpé.
« Le marché immobilier se développe énormément sur la Côte et les terrains sont souvent difficiles d’accès », explique Xavier Prieur, alors responsable commercial. « Certaines personnes se font construire des maisons à des endroits inaccessibles, et nous parvenons, avec nos ascenseurs inclinés, à viabiliser les terrains et à leur donner une plus-value très importante. »
L’article cite le cas d’une villa proche de Saint-Jean-Cap-Ferrat, desservie jusque-là par un escalier de 196 marches. La construction d’un petit funiculaire aurait facilité sa vente, tout en préservant l’environnement grâce au travail mené avec des architectes et des paysagistes.
Déjà trente réalisations
Le texte indique qu’un permis de construire ou une déclaration de travaux était nécessaire selon les communes. Il décrit une emprise d’environ 1,50 mètre de large et des cabines de deux à six personnes, réalisées sur mesure pour des parcours de dix à cent mètres.
À la date de l’article, le ferronnier niçois avait construit et livré une trentaine d’ascenseurs inclinés sur la Côte d’Azur, en Suisse, à Bali, à Tahiti et dans les Grenadines. Cinq commandes supplémentaires étaient annoncées pour l’année et une quinzaine de dossiers se trouvaient à l’étude.
Les prix, références normatives et caractéristiques cités dans cette archive sont historiques. Ils ne décrivent pas l’offre ni le cadre réglementaire actuels.
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